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Histoire de Moncton au Nouveau-Brunswick

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La belle ville bilingue de Moncton est située au coeur géographique des Maritimes sur le bord de la rivière Petitcodiac (" la rivière courbée comme un arc "). À l'origine, les Mi'kmaq, et ensuite les Acadiens, ont habité la région. Peuple nomade, les Mi'kmaq demeuraient le long de la rivière en été. Ils se déplaçaient sans cesse et n'avaient pas d'habitation permanente. Chaque année, ils revenaient. Pour y cultiver les terres, les colons acadiens y installaient des digues. Cette colonisation était connue sous le nom " Le Coude ". Sur ces lieux se situe aujourd'hui le Parc du Mascaret où on peut témoigner le phénomène naturel et spectaculaire des marées montantes. Moncton tient son nom du lieutenant-colonel britannique Robert Monckton qui a dirigé en 1755 la saisie du Fort Beauséjour situé à proximité qui a marqué le début de la déportation des Acadiens. Monckton avait alors une superficie de 100 000 acres (12 milles carrés).

En 1766, le capitaine Hall a piloté un navire qui transportait un groupe de colons de Pennsylvanie vers un patelin qui porte maintenant le nom de Hall's Creek. Les familles de Heinrick Stief (Steeves), Jacob Treitz (Trites), Matthias Somers, Jacob Reicker (Ricker), Charles Jones, George Wortman, Michael Lutz (Lutes) et George Copple étaient à bord du navire. On retrouve leur nom sur la plaque érigée à l'embouchure de Hall's Creek. Ces colons et les Acadiens de retour de la Déportation se sont liés d'amitié et ont commencé à développer la région ensemble. Le retour des Acadiens dans la région de Monckton a été extrêmement précieux pour les colons de la Pennsylvanie en leur enseignant comment survivre les durs hivers avec peu de fourniture.

Le long de la Petitcodiac, à l'endroit où les colons ont débarqué, était un phénomène connu sous le Mascaret qui devait devenir une attraction. La rivière était très dangereuse à naviguer à cause des montée de marées et du chenal étroit. En dépis de la difficulté d'expédition dans la rivière, les années 1830 ont quand même démontré un développement portuaire majeur dans l'économie de la région. En 1841, on a bâti des quais le long de la rivière. Au départ, on faisait surtout du troc. De toute évidence, la pêche a joué un rôle majeur dans l'économie de l'époque. On pouvait se procurer de l'alose en abondance directement des navires qui accostaient aux quais. La construction navale et le commerce maritime devaient devenir des industries majeures de la région. Il était facile d'obtenir tous les matériaux de construction nécessaires à même la région. Et d'autres endroits de la région regorgeaient également de matériaux. La construction navale était florissante. Joseph Salter possédait un gros chantier naval où presque tous les navires qu'il construisait était pour des propriétaires de l'Angleterre, ainsi ils ne retournaient pas en Amérique du Nord. Par après, M. Salter est devenu le premier maire. En 1855, Moncton a été constituée en ville jusqu'en 1862, où elle a perdu son statut lorsque l'industrie principale, Salter Shipyards a fait faillite. L'afflux d'une nouvelle industrie avec l'arrivée du chemin de fer a revitalisé la communauté.

Plusieurs citoyens locaux ont développé l'industrie dans le centre de distribution bourgeonnant de la région atlantique. Frederick Sumner possédait un tramway et les frères Harris ont créé une raffinerie de sucre. Plus tard, les frères Harris ont pris les commandes du tramway, la raffinerie de sucre et une usine de coton. Peu après, d'autres usines et industries se sont ajoutées.

Avant l'ère industrielle, il y avait surtout des forges, des moulins à scie et des fabricants de chariots ainsi que quelques rares fermes. L'essor industriel s'est poursuivi dans les années 1870. Les chemins de fer European et North American Railways étaient absorbés par la société ferroviaire Intercolonial Railways (ICR), précurseur du CNR. Par 1876, la société ferroviaire y avait établi son siège principal, formant le lien entre Halifax et Montréal. À un moment donné, le chemin de fer embauchait 3000 personnes locales.

Moncton s'est ré-incorporée en 1875 avec une nouvelle devise latine, " Resurgo " qui veut dire " je me relève ". En 1876, par accident, la lettre k a disparu du nom de Monckton, un employé ayant mal épelé. Dorénavant, la communauté de Moncton assumait sa propre identité. Moncton a été incorporée en cité le 23 avril 1890. Son armoirie démontre l'héritage agricole, industrielle et ferroviaire, ainsi que le Mascaret connu à travers le monde. Il indique la devise latine juste au-dessous le bouclier au-dessus de la bannière portant son nom.

En 1883, un premier téléphone a été installé à Moncton, à l'endroit même où se trouve présentement la tour de NBTel sur la rue Alma. Au début du vingtième siècle, il y a eu la Guerre des Boers. Quelque 40 hommes se sont enrôlés dans le Transvaal, non à l'encontre de nombreux Monctoniens héroïques qui suivraient leurs traces lors de conflits ultérieurs canadiens. La population a continué d'augmenter et, en 1905, Moncton comptait 1900 familles. Dans la région, on a ensuite découvert de l'huile et du gaz naturel qu'on a raffinés. En fait, on y a découvert l'un des plus importants gisements de gaz naturel au monde. Pendant près de quatre décennies, les résidants de Moncton ont utilisé le gaz naturel dans leur maison. Mais parfois, le gaz naturel pouvait représenter un danger pour les gens qui n'étaient pas habitués à l'utilisation et aux propriétés de ce gaz inflammable. En 1939, la Première Grand Guerre Mondiale a éclaté. Le 19e Bataillon a quitté Moncton à destination de Valcartier, Québec, 24 jours après la déclaration de la guerre. Cette unité a été intégrée au 8e Bataillon d'outre-mer de même que plusieurs autres unités, de vaillants jeunes hommes de Moncton faisant leur part pour la patrie.

Au cours de cette période, le chemin de fer a continué de jouer un rôle dans le développement de Moncton. En 1922, Fred Breau a mis sur pied un service d'autobus qui en est devenue le service d'autobus Codiac Transit. Le chemin de fer a continué son essor. La nouvelle rotonde du CNR a été terminée. Sa plaque tournante de 85 pieds pouvait accueillir 80 locomotives. En 1937, on a construit un nouvel aéroport. En 1939, le Canada était de nouveau en guerre. Durant la première année de guerre, Moncton a accueilli le plus grand nombre de soldats de la force aérienne. On formait les aviateurs qui iraient outre-mer. On a déjà accueilli jusqu'à 15 000 aviateurs dans les différentes bases de la région. Elle a notamment également envoyé les siens avec le 8e Bataillon, la 14e Ambulance de campagne et les 8es Hussards canadiens. Tous les services et la marine marchande ont reçu des bénévoles de la région. En 1940, Trans-Canada Airlines, Air Canada comme on le connaît aujourd'hui, a commencé à desservir la ville.

Après la guerre, les héros de Moncton sont rentrés, et la région vécu une relance considérable. En 1950, la télévision a fait son apparition. Les émissions en noir et blanc provenaient de deux postes locaux, CKCW et CBAF-T. La superficie de Moncton s'étendait et les frontières municipales ont été repoussées jusqu'à 14,4 milles. Le chemin de fer est devenue une industrie majeure qui assurait la subsistance de beaucoup de Monctoniens, les ateliers du CN étant un employeur majeur. Le chemin de fer assurait le déplacement de beaucoup de fret et de passagers.

En 1963, l'Université de Moncton a été bâtie au sein de la ville. Le beau campus est un centre de formation pour les étudiants de la région et de l'étranger. Il compte deux campus affiliés et peut accueillir un bon nombre d'étudiants dans ses résidences sur le campus. Le pont-chaussée a également été construit. Grâce à celui-ci, Moncton était reliée à la ville de Riverview à l'aide d'un pont terrestre en plus du pont Gunninsville qui comptait plusieurs décennies, datant de l'époque des chevaux et des calèches.

La croissance de Moncton s'est poursuivie dans les années 1970 avec la création d'un second hôpital, l'Hôpital Dr. Georges-L.-Dumont, à proximité de l'Université de Moncton. En 1980, plusieurs entreprises clés de Moncton ont fermé leurs portes. Cette période de récession a durement touché les entreprises de la région et celles de l'ensemble du Canada. Mais la Ville n'a pas plié l'échine. Fidèle à sa devise " Resurgo " (" Je me relève "), Moncton a continué à aller de l'avant et s'est taillé une place sur l'autoroute de l'information. De plus, elle a conservé sa place tournante des Maritimes tout en développant le secteur des technologies de l'information et en demeurant à l'avant-garde en matière de développement de nombreuses nouvelles technologies et entreprises. En plus d'être un chef de file dans le secteur des TI des Maritimes et du monde, Moncton offre d'excellents atouts touristiques, un secteur manufacturier de qualité et une variété incroyable de magasins. De plus, elle est fière de sa population bilingue, bien formée et amicale. Le Grand Moncton compte une population d'environ 126,420 personnes.


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